Liste des experts du GITPA
pour la 7eme région

( qui ont formellement donnés leurs accords pour participer au réseau)


Fédération de Russie

CHICHLO Boris, anthropologue d’origine russe, spécialiste des peuples de Sibérie. Chercheur honoraire du Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, (laboratoire “Éco-anthropologie et ethnobiologie”), directeur du Centre d’études sibériennes à l’Institut d'études slaves, fondateur et rédacteur en chef de la collection “Questions sibérienne” et membre de la rédaction de la “Revue des études slaves ”. Président de l’association “ France -Sibérie ”, il est également membre du Advisory Committee of “ Anthropology & Archeology of Eurasia ”. Depuis 1965, il a effectué de nombreuses missions sur le terrain chez les peuples autochtones et dirigé plusieurs expéditions en Yakoutie, Tchoukotka, Kamtchatka, et autres régions de Sibérie.

 
     
DAVENEL Yves-Marie, Docteur en anthropologie sociale de l’EHESS, Yves-Marie Davenel est chercheur associé au Laboratoire d’Anthropologie des Institutions et des Organisations Sociales (LAIOS-IIAC). Gestionnaire et assistant de recherche au sein du projet SOGIP, il poursuit parallèlement ses recherches sur le Kazakhstan et l’Asie centrale, région qu’il fréquente régulièrement depuis 2002. Après s’être intéressé au dialogue minorités ethniques – Etat à travers les phénomènes de renouveau culturel, identitaire et politique postsoviétiques, il questionne aujourd’hui les processus de subjectivations politiques et les pratiques associatives. Au sein de l’équipe SOGIP, ses recherches portent sur l’évolution des registres sémantiques utilisés par les instances internationales onusiennes relatifs aux discours sur les droits et revendications des peuples autochtones.

 
MARTIN Nastassja, anthropologue, spécialiste des sociétés autochtones de l'arctique. Elle a d'abord travaillé chez les chasseurs-cueilleurs Gwich'in en Alaska, dans le cadre de sa thèse (EHESS, sous la direction de Philippe Descola), en s’intéressant aux liens entre colonisation, changement climatique et animisme. (Les âmes sauvages, La Découverte, Paris, 2016). Elle a par la suite déplacé le regard à l'Est, au Kamtchatka, et mène actuellement des recherches auprès d'un collectif Even reparti en forêt à la chute de l'Union soviétique. Elle réalise des films en partenariat avec arte sur son terrain russe depuis trois ans, et monte des projets collaboratifs avec les Even. Elle publie en 2019 un livre de littérature sur le kamtchatka et l'animisme (Croire aux fauves, Verticales, 2019) et prépare actuellement son troisième livre pour La Découverte, une étude comparative entre l'Alaska et le Kamtchatka, qui traite des politiques d'assimilation étatiques, des métamorphoses environnementales et des formes de réponses que formulent les indigènes qui y font face, de part et d'autre du détroit de Béring.

 
MAJ Émilie, anthropologue, spécialiste de la culture iakoute, est rattachée au Groupe Sociétés, Religions, Laïcité (CNRS UMR 8582). Elle a soutenu sa thèse « Le cheval chez les Iakoutes chasseurs et éleveurs : de la monture à l’emblème culturel » en janvier 2007, après quoi elle a effectué un an de recherches postdoctorales au Scott Polar Research Institute de Cambridge et une recherche postdoctorales durant trois ans au Centre for Landscape and Culture de l’Université de Tallinn. Depuis 2003, elle organise régulièrement des tournées musicales pour des artistes traditionnels sakha. Depuis 1999, elle a passé trois ans et demi en Sibérie extrême-orientale. Ses recherches portent sur la patrimonialisation de la nature et de la culture en République Sakha (Iakoutie). L’université de Tallinn l’a plus récemment employée pour animer différents séminaires d’ethnographie dont « Chamanisme et possession » et « Anthropologie de l’Arctique ».

 
ROULAND Norbert, Professeur de droit, membre honoraire de l'Institut Universitaire de France (Chaire d'anthropologie juridique), actuellement Professeur de droit à l'Université Paul Cézanne. Après deux thèses l'une sur le Droit romain et l'autre sur la Science politique, il voyage dans les régions arctiques (Groenland, Nouveau Québec) et découvre une discipline : l’ethnologie juridique. qu'il enseigne à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales. Il publie en 1988: Anthropologie juridique, Paris, PUF; 1991: Aux confins du droit, Paris, Odile Jacob ; en 1996: Droits des minorités et des peuples autochtones, PUF et 1998: Introduction historique au droit, Paris, PUF. Plus récemment, il est passé de la comparaison à l'interdisciplinarité en essayant de relier l’histoire du droit à celle d’autres disciplines notamment artistiques et depuis six ans il s'intéresse à l'histoire sociale et juridique des femmes artistes. Depuis quelques années, Norbert Rouland a recentré ses activités sur la Russie et le Brésil, deux pays où plusieurs de ses ouvrages sur l’anthropologie juridique et le droit des peuples autochtones ont été traduits.

 
SAMSON -NORMAND DE CHAMBOURG Dominique, est maître de conférences à l’Institut National des Langues & Civilisations Orientales, membre titulaire du Centre de Recherches Europe Eurasie (INALCO, CREE 4513). Docteur en études sibériennes (Prix de la meilleure thèse Inalco 2010), il travaille depuis 1996 avec les peuples de la Sibérie nord-occidentale : Nénètses de Jamal, Khantys septentrionaux et orientaux et Mansis septentrionaux. Il a collaboré à la rédaction de recueils consacrés à la Sibérie et participé à des travaux collectifs, en France comme à l’étranger, sur l’espace arctique, les communautés autochtones de Sibérie et leurs littératures. Il est l’auteur de deux ouvrages, d’articles sur les interactions entre les mondes russe et autochtone (christianisation et soviétisation, notamment) ainsi que de traductions d’écrivains de la Russie (sub) arctique — Eremej Aipin (2005), Tat’jana Moldanova (2007) et Roman Rugin (2008).
 
TOULOUZE Eva, diplômée de hongrois et de finnois et docteur en études finno-ougriennes à l’Institut des langues et civilisations orientales (INALCO), où elle est maître de conférences habilitée en langues et cultures finno-ougriennes, elle poursuit ses recherches aussi bien à l’INALCO qu’à l’Université de Tartu (Estonie). Elle est spécialiste des cultures finno-ougriennes de Russie centrale (avec une thèse de doctorat sur la culture écrite et l’identité nationale des Oudmourtes) et de Sibérie occidentale, où elle étudie la pénétration du christianisme et la culture écrite chez les Khantys, les Mansis et les Nenets. Plus précisément, elle s’est concentrée sur les Nenets des forêts et sur l’écrivain, éleveur de rennes et militant Iouri Vella (www.jurivella.ru). Elle est rédacteur en chef de la revue « Etudes finno-ougriennes » et présidente de l’Association pour le développement des études finno-ougriennes. Elle est également traductrice d’œuvres littéraires du hongrois, du finnois, de l’estonien et du russe.

 
VATÉ Virginie, chargée de recherche au CNRS et rattachée au GSRL depuis novembre 2007. Elle a soutenu sa thèse intitulée « A bonne épouse, bon éleveur ». Genre, « nature » et rituels chez les Tchouktches avant, pendant et après la période soviétique » en 2003 à l’Université de Paris 10 Nanterre. De 2003 à 2007, elle est chercheur à l’institut d’anthropologie sociale Max Planck.. Depuis 1994, ses recherches portent sur la Tchoukotka, région située à l’extrême Est de l’Arctique sibérien (Russie). Elle y a séjourné en tout environ trois années, principalement chez les Tchouktches éleveurs de rennes, chez les chasseurs de mammifères marins (Vankarem, Noutépelmène, Enmelen), mais aussi à Anadyr, la capitale de la région. Elle a obtenu la médaille de bronze du CNRS en 2009
 

Personnalités des peuples "numériquement peu nombreux"


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